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Les dernières nouvelles sur les dinosaures

 

 

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 Manifestations (Expos, émissions,...)   
10 Oct. 2005: Fête de la science 2005
Fête de la Science 2005 Le Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris ainsi que les autres sites scientifiques de la capitale proposent des animations cette semaine dans le cadre de la fête de la science, une manifestation incontournable pour tous les amateurs de sciences.

Parmi les visites de laboratoires, ateliers, expositions, voici une petite sélection au Muséum et qui devrait vous intéresser:
- Le paléontologue: un paléodétective
Visite débat sur le métier de paléontologue (samedi et dimanche 10h-13h et 14h-18h)

- Les roches au Microscope
Rencontres et démonstrations avec les chercheurs du laboratoire de Minéralogie (samedi et dimanche 9h-18h)

- Paléomicrocosmos
Découverte du monde des microfossiles, présentation d'échantillons, observation au microscope optique (samedi et dimanche 10h-17h)

- Promenades géologiques au jardin
Visites guidées dans le Jardin et alentours (samedi et dimanche, 10h-11h-14h-15h-16h-17h)

- Déserts, diamants, fossiles
Conférence de Brigitte Senut (Dimanche, auditorium de la Grande Galerie de l'Evolution 17h)

En plus de ceci, de nombreuses animations sont proposées sur des thèmes aussi divers que les cellules, l'ADN, la diversité des êtres vivants... Rendez-vous sur le site du Jardin des Plantes (Paris 5e)!
Télécharger le programme complet (fichier PDF)


A noter également au Palais de la Découverte:
- des ateliers pour enfants : moulage de fossiles, fouille d'un gisement
- un jeu: les fossiles d'Europe
- des présentation de fossiles: conversation libre avec des spécialistes pour connaître l'intérêt de la recherche de fossiles
- une promenade géologique: découvrir des fonds marins sur les murs des bâtiments autour du Palais...
Cliquez ici pour plus de détails sur cette manifestation au Palais de la découverte

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
03 Oct. 2005: Des nouvelles d'Eva...
Ceux qui ont reçu la lettre d'information de DINOSAURIA, l'association du musée des dinosaures d'Espéraza, ou qui sont passés cet été sur le chantier de fouilles de Bellevue (Aude, France) ont pu voir que le dégagement du squelette français le plus complet a enfin eu lieu!

Et c'est peu dire que la tâche a été titanesque: le squelette a commencé à sortir de terre en 2001, mais c'est au cours de la campagne de fouilles de 2002 puis 2003 que l'étendue du squelette s'est révélée: il s'agit d'un squelette quasiment complet d'Ampelosaurus, un Titanosaure mort il y a 70 millions d'années. Il a été baptisé "Eva", du nom de l'étudiante rennaise qui est la première tombée dessus... Ses ossements sont répartis sur une vingtaine de mètres carrés. De son vivant, ce spécimen devait mesurer une douzaine de mètres, être haut de 2,5 m et peser approximativement entre 10 et 15 tonnes... il ne devait donc s'agir "que" d'un(e) adolescent(e) de son espèce...

Tout irait bien si le sédiment dans lequel il s'est enfoui était facile à dégager, comme ce que l'on voit dans Jurassic Park. Mais la réalité est loin de la fiction, puisque la roche qui contient les fossiles est ici un mélange de marnes et de grès consolidés, typiques des roches de l'ancien lit d'une rivière. La roche est donc très dure et le dégagement des ossements ne peut se faire qu'au marteau et au burin. Tout l'art consiste à casser du caillou sans casser les os qui y sont inclus, sous peine de détruire un patrimoine unique au monde... Et histoire de compliquer encore la tâche, les os de ce squelette forment un véritable enchevêtrement: à chaque fois que les fouilleurs voulaient dégager l'un des os, ils tombaient sur un tas d'os autour!

Comment alors dégager sans risque le fossile pour l'étudier en détail?

Aperçu du chantier de fouilles de Bellevue
Le chantier de fouilles de Bellevue cette année, autour du squelette d'Eva
(cliquer sur l'image pour l'agrandir)


Dès sa découverte, Jean Le Loeuff, le directeur des fouilles et du musée des dinosaures d'Espéraza, envisage alors toutes les solutions possibles:
- soit ne pas déplacer le squelette, mais amener le musée jusqu'à lui, en aménageant un bâtiment autour du squelette. Une solution très coûteuse et qui empêcherait la poursuite des fouilles telles qu'actuellement...
- soit faire appel à l'armée pour faire venir un hélicoptère capable de transporter le bloc contenant Eva, et ses centaines de tonnes... Une solution qui n'est pas sans risque puisqu'il est impossible de savoir vraiment le poids à porter et on n'ose imaginer ce qu'il se passerait si le bloc se cassait en cours de route!
- soit essayer de découper l'ensemble du bloc contenant le squelette en blocs transportables...

C'est finalement la dernière solution qui a été retenue et menée à bien cet été, méthode moins coûteuse, un peu plus sûre et plus facile à contrôler. Inconvénient, il a fallu attendre jusqu'à cette année pour mettre les ossements à l'abri. Espérons que ces fossiles, très fragiles, n'auront pas trop souffert.

Résultat, la surface a été découpée en 7 blocs principaux, dont le plus gros mesure près de 2,5 mètres sur 1,5 mètre! En dessous, des tunnels ont été progressivement creusés et le tout recouvert de plâtre renforcé de planches et de chevrons pour un transport sans risque. Au total, 5 tonnes de cailloux truffés de précieux ossements sont arrivés au laboratoire. Encore quelques milliers d'heures de travail minutieux seront nécessaires pour dégager l'ensemble des os. Le laboratoire doit en attendant être restructuré pour faire face à tout ce travail. Si tout va bien, dans quelques années, on verra enfin le squelette dans le musée!

D'ailleurs, Eva et les autres fossiles du musée des dinosaures d'Espéraza devraient enfin avoir un espace digne de ce nom, puisque des travaux en cours sont menés pour agrandire le musée et en faire un pôle scientifique européen. L'histoire de ces travaux dure depuis de nombreuses années et est digne d'un mauvais feuilleton à rebondissements. Quand ce ne sont pas les crédits qui manquent, ce sont les démarches qui n'en finissent plus. Dernier épisode en date: après la reprise des travaux en juin, c'est la société de construction qui a fait faillite, engendrant un arrêt des travaux au mois d'Août. La reprise des travaux est prévue au mois d'octobre, pour une ouverture du grand musée au printemps prochain.

Mais la bonne nouvelle du dégagement d'Eva en cache une autre, puisque le scénario s'est à nouveau répété: en creusant les tranchées pour isoler les blocs de roche, les fouilleurs sont encore tombés sur une couche contenant de très gros ossements! Ces fossiles n'appartiennent pas à Eva, ils sont dans une couche à 80cm sous le squelette. S'agit-il à nouveau d'un squelette complet d'Ampelosaure? Il faudra attendre la reprise des fouilles en juillet prochain pour le savoir...

Campagne 2005 de fouilles à Espéraza
Le paléontologue Jean Le Loeuff parmi les fouilleurs bénévoles, une équipe de choc!
Un salut en particulier à Lionel...


L'Ampelosaurus est la mascotte du musée des dinos d'Espéraza
Site internet du musée des dinosaures d'Espéraza



Complément d'information sur l'Ampélosaure.

Source: Dinosauria

 

 
 Manifestations (Expos, émissions,...)   
25 Sept. 2005: Des T.rex arrivent à Paris
Affiche de l'exposition A partir du 18 octobre prochain, le Palais de la Découverte à Paris accueillera une exposition consacrée à nos amis les dinosaures!

Cette exposition a été conçue par le Natural History Museum de Londres. Elle se compose de plusieurs tableaux mettant en scène de façon "spectaculaire" des dinosaures animés, réalisés par la société Kokoro (Japon).
Le thème central de l'exposition est consacré à la fameuse question: Les Tyrannosaurus rex étaient-ils des prédateurs ou des charognards?... Deux autres thèmes seront abordés: Le comportement alimentaire des T-rex et d'autres dinosaures et l'observation de l'envers du décor, en abordant le travail même des paléontologues.

Bref une exposition qui se veut impressionnante et grand public. Ainsi, 4 tableaux avec des modèles de dinosaures animés seront présentés:
- Deux Dromaeosaurus convoitent le nid d'un Edmontosaurus;
- Un Tenontosaurus succombe sous les assauts d'une bande de Deinonychus;
- Un Tyrannosaurus rex à l'attaque du dinosaure cuirassé Ankylosaurus;
- Un Tyranosaurus rex a trouvé son déjeuner: un cadavre de Triceratops.

La deuxième partie présentera des squelettes et des modèles statiques d'un T-rex et de quatre Saurornitholestes, pour que le visiteur puisse comparer les détails anatomiques entre ces deux espèces.
Vous pourrez également y trouver la reconstitution d'un chantier de fouille, et il sera possible de découvrir les activités des scientifiques en laboratoire: de véritables ossements prélevés sur le terrain seront mis à jour sous les yeux des visiteurs, ils seront consolidés, puis reconstitués sous forme de moulages à l'aide de matériaux synthétiques, dans le but d'une future étude.

Chacun devrait donc y trouver son compte, d'autant plus que des exposés et des démonstrations scientifiques seront organisés pour compléter la visite, avec certainement tout le sérieux qui a fait la réputation du Palais de la Découverte.

Une exposition à ne pas manquer!
Informations pratiques:
- Expo du 18 octobre 2005 au 23 avril 2006;
- Ouvert tous les jours sauf le lundi;
- Tarifs: 6,5 ou 4 euros (entrée valable pour l'ensemble du Palais sauf le planétarium).

Plus de détails sur le site du Palais de la Découverte.

Source: Palais de la Découverte

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
30 Juil. 2005: Découverte des plus anciens embryons fossiles
Embryon de Massospondylus Des scientifiques canadiens viennent de publier dans la revue Science la découverte exceptionnelle d'oeufs de dinosaures contenant des embryons et qu'ils ont pu étudier.

Les embryons appartiennent à l'espèce Massospondylus carinatus, un prosauropode. Ces oeufs fossiles sont datés de 190 millions d'années, donc du Jurassique inférieur. C'est à la fin de cette période que les Sauropodes apparaissent, descendants des prosauropodes.

L'importance de la découverte provient donc d'une part qu'il s'agit des plus anciens embryons de dinosaures découverts, les autres embryons connus appartiennent en général au Crétacé (il y a environ 135 à 65 millions d'années). D'autre part, la préservation de ces fossiles est exceptionnelle, permettant une étude poussée du développement de jeunes dinosaures.

Ce sont en tout 6 oeufs de la taille de ceux d'une poule qui ont été analysés, contenant des embryons de 15cm de long (contre 5mètres pour les adultes de cette espèce).
L'état des embryons suggère qu'ils étaient sur le point d'éclore; d'ailleurs, des fragments de coquilles ont été retrouvés tout autour du site de collecte, ce qui laisse à penser qu'au moins un oeuf était déjà éclos.

La morphologie des embryons était bien différente de celle des adultes: la tête des embryons est assez large, leur ceinture pelvienne (là où s'insèrent les muscles liés à la locomotion) assez petite; les paléontologues de l'étude en déduisent que ces jeunes herbivores devaient être exclusivement quadrupèdes, alors que les adultes prosauropodes ont une tendance à la bipédie et sont nettement plus minces en proportion.
Si l'on reconstitue le développement de ces jeunes Massospondylus, on peut donc dire que les différentes parties de leur corps n'avaient pas un développement similaire, par exemple les membres arrières devaient se développer 2 fois plus vite que les membres antérieurs.

Ainsi, ce type de développement semble plus proche de celui des mammifères et des oiseaux que des reptiles, chez qui les jeunes sont des copies miniatures des adultes.

Reconstitution de la position de l'embryon de Massospondylus
Reconstitution de la position de l'embryon de Massospondylus dans son oeuf...

Les petits Massospondylus étaient en tout cas parfaitement formés et capables de marcher tout seul. Mais étaient-ils pour autant capables de se débrouiller de manière autonome dès leur naissance comme les poussins de la poule aujourd'hui?

Rien n'est moins sûr en effet, leur démarche devait être assez maladroite étant donné leurs proportions. De plus, il semblerait que ces embryons sortaient de l'oeuf sans avoir de dents, donc sans être capables de se nourrir. Leurs mâchoires ne présentent en effet aucune trace de dents (ou elles étaient trop fragiles pour être conservées), mise à part une seul qui était en train de percer.
C'est pour ces raisons que les scientifiques de cet article pensent que ces jeunes dinosaures devaient être aidés par leurs parents pour se nourrir, le temps qu'ils deviennent autonomes. Il s'agirait donc de l'une des rares preuves fossiles des soins parentaux aux enfants chez les dinosaures.

Etant donné la petitesse des os contenus dans les oeufs, leurs manipulations demandent une précision chirurgicale et des outils miniatures, le tout sous microscope ou loupe pouissante. Même le plan de travail a dû être pensé pour empêcher toute vibration... C'est ce qui explique que bien que ces oeufs ont été découverts en Afrique du Sud en 1978, il a fallu attendre tout ce temps pour que les scientifiques soient en mesure de pouvoir ouvrir ces oeufs et de les étudier sans les détruire ou perdre de précieux éléments importants pour leur analyse.

Comparaison adulte/embryon...
Comparaison de la taille du crâne du plus grand Massospondylus connu et de l'un de ses embryons...



Depuis quelques années, une course à l'étude des embryons de dinosaures est lancée, puisqu'ils permettent une nouvelle approche de l'évolution des dinos en apportant de nouveaux et précieux renseignements autrefois inaccessibles. Les embryons sont très fragiles et il est très rare d'en retrouver intacts dans leurs oeufs. Cette étude est une nouvelle fois la preuve de leur intérêt et va certainement accélerer cette mode. Partout dans le monde, tout bon paléontologue qui se respecte se doit d'annoncer une découverte exceptionnelle à ce sujet; la chasse aux oeufs a commencé...


Copyright des photos: 1,3- Robert Reisz, University of Toronto at Mississauga; 2- Kevin Dupuis, courtesy University of Toronto at Mississauga.

Informations complémentaires sur le Massospondylus.

Source: Science, 29/07/2005

 

 
 Paléontologie - Mammifères   
06 Avril 2005: Retour sur actu: Quand les mammifères chassaient les dinosaures
Repenomamus, mammifère dévoreur de dinos Au mois de janvier est paru dans la revue Nature comment une équipe sino-américaine a eu la surprise de dénicher, dans l'estomac d'un fossile de mammifère datant du Mésozoïque, les fragments d'un squelette désarticulé d'un jeune dinosaure.

Depuis quelques temps déjà, certains paléontologues soupçonnaient les mammifères de n'être pas seulement de petits animaux nocturnes insectivores, survivant à l'ombre menaçante des dinosaures jusqu'à leur extinction il y a 65 millions d'années. Mais aucun fossile complet n'était venu renforcer leur hypothèse jusqu'à la récente découverte de Yaoming Hu, de l'Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie, et de ses collègues.

Deux espèces de dinosaures ont en fait été mises à jour. La première, Repenomamus robustus, déjà connue, correspond à un mammifère d'environ 50 cm de long; quant à la 2e espèce, nommée Repenomamus giganticus, elle mesurait plus d'un mètre de long et devait ressembler à un blaireau.
Ce qu'il y a d'intéressant dans ces découvertes, c'est que des os d'un bébé Psittacosaurus d'environ 14 cm de long ont été retrouvés à l'emplacement de l'estomac du Repenomamus robustus, ce qui constitue la première preuve directe que quelques mammifères primitifs se sont nourris de petits vertébrés, y compris de jeunes dinosaures (voir photo). Or, si le R. robustus pouvait parvenir à manger un dinosaure, alors son grand frère, R. giganticus, le pouvait certainement lui aussi...
L'idée que Repenomamus a mangé de jeunes dinosaures est très plausible car les os de dinosaure trouvés avec le R. robustus sont d'un individu seul et certains sont encore articulés, ce qui rend peu probable qu'ils aient été délogés là d'un autre lieu après la mort de l'individu. L'articulation des os suggère également que Repenomamus ait déchiré les membres de sa proie du corps de l'animal avant de les engloutir sous forme de gros morceaux. Cette théorie est soutenue par le fait que les dents de ces mammifères sont pointues, sans molaires. Pour confirmer que le Psittacosaurus a été mangé, il faudrait encore rechercher la corrosion sur ses os par les acides digestifs. Les mammifères carnivores ont aujourd'hui en effet les sucs digestifs très forts: l'acide de l'estomac des hyènes, par exemple, peut faire des trous dans des os et des dents.
L'idée que Repenomamus ait complété son régime avec des végétaux est cependant rejeté par certains car avec des dents de ce type, on ne s'attend pas à ce qu'elles fassent beaucoup de meulage ou d'écrasement, ce qui est le cas chez les herbivores.

Ces résultats prouvent donc que quelques mammifères mésozoïques étaient carnivores, et pouvaient devenir beaucoup plus grands que précédemment admis, et auraient concurrencé des plus petits dinosaures pour la nourriture et le territoire. R. giganticus est le plus grand mammifère jamais connu ayant appartenu à l'ère mésozoïque.

Reconstitution du Repenomamus robustus dévorant un Psittacosaurus
Reconstitution du Repenomamus robustus dévorant un Psittacosaurus

Les mammifères du Mésozoïque étaient imaginés jusqu'à présent comme vivant dans l'ombre des grands dinosaures et donc de taille très petite parce que l'accès à la nourriture leur était limité pour diverses raisons explicitées dans cet article mais aussi parce qu'une plus grande taille les aurait rendus vulnérable face aux grands dinosaures et donc il n'y a pas eu sélection de cette dernière. Selon Lionel NAVAGAS, à la vue de cette découverte, on peut alors se poser des questions sur la sélection d'une telle taille (plus d'un mètre de long) pour le Repenomamus gigantus. Cette taille constitue un désavantage par rapport aux grands dinosaures pour lesquels il devient une proie et en même temps un avantage par rapport aux petits dinosaures, voire juvéniles, pour lesquels là le Repenomamus devient un prédateur. Visiblement, la taille a semblé être plus un avantage par apport aux inconvénients qu'elle pouvait apporter et elle a donc été sélectionnée.

Enfin, contrairement à ce que l'on a pu entendre, ce n'est pas une espèce de mammifère prédatrice de dinosaures qui peut expliquer la fameuse disparition des dinosaures. On savait en effet déjà qu'ils devaient être capables de s'attaquer aux œufs de dinos et de toute façon, la crise Crétacé-Tertiaire est bien trop complexe et importante pour qu'elle puisse avoir été causée uniquement par des mammifères prédateurs, qui ne constituaient pas la majorité des mammifères de l'époque...

Complément d'information sur ce mammifère dévoreur de dino.

Source: Nature, n°433, 149, 2005

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
02 Avril 2005: Des plumes aux pattes
Un nouveau dinosaure à plumes vient d'être décrit et baptisé Pedopenna daohugouensis. Il appartient aux Eumaniraptora, un groupe de Cœlurosaures.

Les seuls ossements découverts correspondent à une patte arrière, extrêmement bien conservée. On peut nettement y remarquer des plumes (ou des proto-plumes). Il s'agirait donc d'un dinosaure qui pouvait se servir des ses pattes arrière comme d'une deuxième paire d'ailes.
Jusqu'à présent, il n'y avait qu'un seul dinosaure décrit avec 4 ailes, il s'agit de Microraptor gui, décrit en 2003. Pedopenna daohugouensis apporte donc un nouvel argument à une toute nouvelle théorie expliquant l'apparition du vol chez les dinosaures ancêtres des oiseaux, d'autant qu'il est plus âgé que le Microraptor, puisque le gisement où il a été découvert est daté du Jurassique supérieur, ce qui lui fait peut-être 145 millions d'années selon le paléontologue Xing Xu.

Pedopenna daohugouensis
Photo du Pedopenna daohugouensis et détail de ses plumes attachées aux pattes arrière (cliquer pour aggrandir).



Source: DINOSAUR.NET.CN

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
31 Mars 2005: Dinosaure-oiseau ou Oiseau-dinosaure?
Un nouveau squelette chinois vient d'être décrit récemment. Baptisé Jinfengopteryx elegans, sa conservation est exceptionnelle et permet de voir des plumes recouvrant tout le corps de l'animal.

Le Jinfengopteryx a été découvert dans un gisement de la province de Hebei, près de la région du Yixian en Chine, un site unique au monde ayant déjà livré tant de dinosaures à plumes et d'oiseaux primitifs.
Les paléontologues qui ont décrit le Jinfengopteryx l'ont considéré comme un oiseau primitif, mais l'analyse de ses caractères semble plutôt le rapprocher des dinosaures, et notamment du groupe des Troödontidés. Compte-tenu de la datation approximative de son gisement (fin Jurassique ou début Crétacé), Jinfengopteryx pourrait ainsi être un Troödontidé primitif, en tout cas le seul de ce groupe conservé avec des plumes.

Le Jinfengopteryx Schéma d'interprétation de la photo du Jinfengopteryx

Des structures ovales sont observables dans l'abdomen: il pourrait s'agir d'œufs ou de la nourriture avalée par ce dinosaure avant sa mort (graines, noisettes?), ce qui constituerait là encore une première chez les Troödontidés.

Source: DINOSAUR.NET.CN

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
30 Mars 2005: Les premiers dinosaures du Kenya
Pour la première fois, une expédition paléontologique a découvert des dinosaures au Kenya. Les fossiles ont été mis à jour au nord-ouest du Kenya, près du lac Turkana.
La quantité d'ossements est impressionnante: on parle de plus de 200 dinosaures! Parmi ces dinosaures, plusieurs semblent correspondre à de nouvelles espèces. Théropodes proches du T.rex, Sauropodes (Apatosaures?), Hadrosaure (probablement proche du Camptosaurus ou de l'Ouranosaurus)... le gisement, daté du Crétacé (~90 à 80 millions d'années), semble prometteur. L'étude scientifique a commencé, mais elle devrait durer de nombreuses années avant de livrer les secrets de tous ces fossiles.

Source: AFP

 

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 Paléontologie - Dinosaures   
29 Mars 2005: Des tissus de T.rex préservés?
Intérieur de l'os de T.rex Des chercheurs américains ont annoncé dans la revue Science avoir découvert des traces de tissu non fossilisés dans un os de T. rex âgé de 70 millions d'années.

C'est lors du dégagement du squelette que le fémur de ce dinosaure a été brisé, révélant d'étranges structures à l'intérieur de l'os. Selon la paléontologue Mary Higby Schweitzer, ces tissus seraient comparables aux vaisseaux sanguins que l'on trouve dans les os d'autruches actuelles. De plus, on pourrait y trouver ce qui ressemble à des cellules sanguines.
Il est très rare de retrouver des tissus intacts pour des animaux fossiles. En effet, les êtres vivants ne peuvent se conserver très longtemps que s'ils se fossilisent. Or au cours du processus de fossilisation, la matière vivante est remplacée par de la matière minérale, plus résistante. Les fossiles obtenus sont donc des roches, ressemblant exactement à l'animal disparu. Mais toutes les molécules du vivant (glucides, lipides, protéines, ADN,...) sont alors irrémédiablement perdues.

Dans le cas de ce Tyrannosaure de 18 ans, les tissus ont pu se conserver intacts au coeur de l'os qui s'est fossilisé. D'ailleurs, les photos montrent effectivement des structures fibreuses qui semblent intacts. Pourrait-on y trouver des protéines conservées, ainsi que des cellules intactes, contenant de l'ADN? Est-on encore loin de Jurassic Park? Ces questions expliquent à elles seules l'engouement suscité par la "découverte" annoncée. Le problème, c'est que les tissus n'ont pas encore été analysés, donc il n'y a pour l'instant aucune preuve d'avoir retrouvé des tissus vivants. On peut d'ailleurs se rappeler l'histoire du fameux Willo, un dinosaure du genre Thescelosaurus, chez lequel on avait cru retrouver un cœur fossilisé. Malheureusement, quelques années plus tard, les analyses ont fini par conclure que ce qui avait été pris pour un organe fossilisé n'était en fait qu'un fragment de nodule, donc une roche n'ayant aucun rapport avec le fossile...
Il est donc recommandé la plus grande prudence dans ces annonces médiatiques qui ont souvent pour but de financer les recherches de quelques labos peu scrupuleux. Il est vrai que le côté superstar des dinosaures encourage ces pratiques et ce ne sont pas les fous de dinos qui vont s'en plaindre...

Référence de l'article: Tyrannosaurus rex Soft Tissue Raises Tantalizing Prospects, Science, 2005 307: 1852.

Source: Science, vol. 307

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
04 Oct. 2004: Semaine spécial dinos sur Planète
A partir d'aujourd'hui, sur la chaîne Planète, semaine spécial "DES DINOSAURES ET DES HOMMES"...

Parmi les documentaires proposés: Les bébés dinosaures (mercredi). Une rediffusion de l'Odyssée de l'espèce, d'Yves Coppens est également prévue. Sur son site internet, la chaîne donne quelques infos supplémentaires et des liens que vous connaissez sûrement si vous êtes un habitué de Dinonews! Un jeu concours est même proposé.



Supplément d'information sur le site de la chaîne Planète

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
06 Juil. 2004: Les Spinosaures avaient une dent contre les Ptérosaures
Dent coincée dans vertèbre de Ptérosaure Dans un article paru il y a quelques jours dans la revue Nature, le paléontologue Eric Buffetaut décrit un os de Ptérosaure dans lequel s'est encastrée une dent...

Le fossile est daté d'environ 100 millions d'années et a été retrouvé au Brésil. La dent plantée dans la vertèbre du Ptérosaure appartenait logiquement à un prédateur; il ne restait plus qu'à retrouver lequel. Le travail d'Eric Buffetaut a donc consisté à comparer cette dent conique avec tous les fossiles de carnivores brésiliens de cette période, notamment les crocodiles et les dinosaures. Finalement, c'est un candidat surprenant qui a été retenu, puisqu'il s'agit d'un Spinosaure brésilien: Irritator challengeri.

Habituellement, on attribue aux Spinosaures un régime piscivore: leurs nombreuses mais petites dents leur servant d'hameçons certainement très efficaces pour la capture des poissons. Seulement, pour nourrir un Spinosaure de 15 mètres de long, il aurait fallu d'énormes quantités de poissons, alors que leurs milieux de vie étaient probablement assez chauds (la voile du Spinosaurus lui permettait de réguler efficacement sa température corporelle), donc vraisemblablement peu riches en rivières poissonneuses... Voilà qui résoudrait peut-être une partie de ce mystère.
Cependant, impossible de savoir si ce Spinosaure dont la dent s'est coincée dans l'os de sa proie était en train de chasser le Ptérosaure ou s'il s'est nourri d'une carcasse. On pourrait également imaginer le Spinosaure happer un Ptérosaure en train de décoller, ce qui explique qu'il y aurait laissé sa dent...

Il existait également un autre Spinosaure au Brésil à cette époque, il s'agit de Angaturama limai (mais certains le considèrent comme la forme juvénile d'Irritator challengeri).
Ce fossile (3 vertèbres cervicales, appartenant à un animal d'environ 3,3 mètres d'envergure) extrêmement rare nous permet donc de rajouter un plat au menu d'Irritator challengeri et donc de probablement tous les Spinosaures.

Référence de l'article: E.BUFFETAUT, D.MARTILL & F.ESCUILLIÉ, 2004; Pterosaurs as part of a spinosaur diet; Nature 430: 33 (01 July 2004).
Illustration: Alain Bénéteau; photo: Eric Buffetaut.

Pour en savoir plus: La revue Pour La Science publie comme par hasard dans le numéro de ce mois-ci un article très complet... d'Eric Buffetaut: Les Ptérosaures, conquérants des airs!

Source: Nature, 01/07/2004

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
25 Mai 2004: Découverte de pistes de dinosaures jurassiques
Depuis quelques jours, l'excitation gagne un petit village du Jura. Le motif: la découverte d'un grand nombre d'empreintes de dinosaures sur le bord d'une route!

Les scientifiques viennent d'arriver sur le site (situé au nord de Nantua, à proximité de la frontière helvétique), qui s'annonce prometteur: en effet, le dégagement des empreintes n'est pas fini et plus la terre qui les recouvrait est dégagée, plus on retrouve des empreintes... Jusqu'à présent, il a été possible de reconnaître quelques pistes de Sauropodes. Il semblerait qu'il y ait également des empreintes de Théropodes, à confirmer.

De nouvelles informations seront disponibles ici dès que possible...


Photos: Cécile Franco-Rogelio

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
07 Mars 2004: Exceptionnels dinosaures européens
Comme ce qui a été annoncé il y a quelques jours sur le forum de DinoNews, des ossements de 2 importants dinosaures ont été découverts: le premier Allosaure français et un Titanosaure espagnol de probablement 35 mètres de long, rivalisant avec les plus grands Sauropodes (Paralititan, Argentinosaurus)...

Commençons avec l'annonce de l'Allosaure français, premier spécimen d'un dinosaure super-star, le plus gros prédateur terrestre du Jurassique. Le fossile, une mâchoire inférieure et supérieure (dentaire et maxillaire), a été récolté par M et Mme Anicolas, membres de l'association Geo Paléo Archéo, d'Houlgate (Calvados) un matin d'octobre 2002.
Grâce au coup d'œil expert des 2 responsables de l'association, Thierry Rebours et Françoise Hébert, le fossile a été reconnu et identifié tout d'abord comme dinosaure carnivore. Il faut attendre seize mois et l'avis de Philippe Taquet, paléontologue et ancien directeur du Muséum national d'histoire naturelle de Paris (de 1985 à 1990) pour que le verdict tombe: la mâchoire retrouvée est celle d'un Allosaure.

Si ce dinosaure a vécu principalement dans ce qui correspond aujourd'hui à l'Amérique du nord, il n'est cependant pas étonnant de le retrouver en Europe, puisque à cette époque, ces deux continents étaient reliés par de larges bandes de terre: l'océan Atlantique commençait juste à s'ouvrir. Mais les sédiments dans lesquels a été exhumée la mâchoire de l'Allosaure français correspondent à un site marin... Le Compsognathus est un cas similaire, puisqu'il s'est fossilisé en pleine mer. Cela ne veut pas dire pour autant que les dinosaures étaient des animaux marins. En effet, plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce phénomène:
- le dinosaure est mort sur le continent, mais sa carcasse a été transportée vers la mer par les eaux d'un fleuve. Lorsque ce ne sont que quelques ossements qui sont transportés, les os montrent dans ce cas une usure particulière;
- le dinosaure était en train de traverser un bras de mer à la nage pour rejoindre une île;
- le dinosaure est mort dans une zone littorale, zone qu'il aurait pu parcourir à la recherche de nourriture (cadavres d'animaux marins,...).

Après en avoir fait un moulage pour le Muséum une fois nettoyée de sa gangue d'argile, cette mâchoire restera dans un salon de la région parisienne, chez ses inventeurs.

Pour un récit de cette découverte, ainsi que des informations complémentaires sur les dinosaures de Normandie: rendez-vous sur le site de l'association Géo Paléo Houlgate.

Voir aussi: DinoActualité du 21 février 2001, sur la technique de chasse de l'Allosaure.

Source: Ouest-France

 

 
 Paléontologie générale   
03 Mars 2004: Chicxulub hors de cause?
La polémique autour du célèbre cratère de Chicxulub n'est décidément pas prête de finir. Dernier épisode en date: la publication d'un article par la micropaléontologue Gerta Keller. Selon elle, les extinctions massives d'espèces à la fin du Crétacé auraient eu lieu 300 000 ans après la chute de l'astéroïde géant au Yucatan.

En fait, il n'y a rien de bien nouveau puisque la scientifique a déjà communiqué ses résultats l'année dernière, obtenus à partir de carottes de sondage dans le cratère remontant à la campagne 2001-2002 (voir cette DinoActualité). L'échantillon étudié a été prélevé entre 894 mètres et 794 mètres de profondeur et comprend 3 parties (de bas en haut): des sédiments contenant des brèches de suévite (minéraux spécifiques d'un impact météoritique); une couche de 50 cm, formée de calcaire comportant des microfossiles calcifiés et des foraminifères marins; enfin, la "couche K-T".
Mais la méthode utilisée par Mme Keller pour déterminer la durée entre le dépôt des brèches de suévite et les extinctions est loin de faire l'unanimité, puisqu'il s'agit d'une datation relative, c'est-à-dire une méthode indirecte, basée sur la reconnaissance avec 2 autres sites sédimentaires du Mexique. Quoiqu'il en soit, les conclusions de la scientifique ne réfutent pas le fait qu'il y a bien eu un impact météoritique en même temps que la crise Crétacé-Tertiaire, mais ne militent pas en faveur du cratère de Chicxulub.

Alors, le cratère de Chicxulub est-il innocent? Y a-t-il eu plusieurs impacts météoritiques lors de la crise Crétacé-Tertiaire? Finalement, toutes les questions restent ouvertes et tout le monde est d'accord sur un point: les datations du cratère et des événements de l'extinction qui a vu la fin des dinosaures sont à poursuivre...

Cliquez ici et vous en saurez plus sur la disparition des dinos (dossier)

Source: Le Monde, Futura-Sciences

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
01 Nov. 2003: Le bébé Tyrannosauridé retourne chez lui
Un jeune dinosaure de 3 mètres de long Le fossile très bien conservé d'un très jeune dinosaure de la famille des Tyrannosauridés retrouve la réserve indienne où il a été découvert, après avoir été préparé par une équipe dirigée par le célèbre paléontologue américain Jack Horner.

Le squelette est parfaitement conservé, il ne lui manque que ses pieds et un bout de sa queue. L'animal ne devait mesurer "que" 3 mètres de long. Il s'agit donc du plus petit fossile connu appartenant aux Tyrannosauridés.
Découvert en 1995, il devait peser près d'une tonne. Etant donné son âge (74 millions d'années), il pourrait être un Albertosaurus ou un Dasplétosaurus, mais impossible de le savoir précisément car les jeunes dinosaures de ces deux espèces se ressemblent beaucoup.

Photo: John McGill

Source: Great Falls Tribune

 

 
 Paléontologie générale   
29 Oct. 2003: Pollen mutant et extinction de masse
Du pollen de conifère trouvé dans des sédiments vieux de 250 millions d'années semblerait avoir des mutations similaires à celles observées près de Tchernobyl après l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne.
Il s'agit d'une étude réalisée par les paléontologues Sergey Afonin, Clinton Foster et Xiaofeng Wang d'après des sédiments trouvés en Russie et en Chine, contemporains de la crise Permo-Trias, la plus grande période d'extinction en masse que la Terre ait connu.
Selon ces scientifiques, ces mutations observées seraient dues à un fort épisode de bombardement de rayons Ultra-Violets sur la surface de la Terre. Habituellement, la couche d'ozone protège la surface de notre planète des rayons U.V., principalement en provenance du rayonnement du Soleil. La découverte de quantités de pollens mutés serait donc vraisemblablement due à une importante destruction de la couche d'ozone lors de la crise Permo-Trias. Cette desctruction est probablement le résultat d'un intense épisode volcanique, au cours duquel d'énormes quantités de poussières et de gaz ont été projetés dans l'atmosphère.

L'étude a d'abord porté sur les sédiments de deux gisements et a été confirmée par la suite: dans presque tous les gisements contemporains de la crise Permo-Trias, le pollen de conifère* montre des mutations typiques de périodes de stress, comme on peut l'observer chez les plantes actuelles. (*il y a 250 millions d'années, les plantes à fleurs n'existaient pas encore...)

Les auteurs de l'étude prévoient donc de retrouver des spores et des pollens mutants dans les sédiments associés à l'extinction qui a vu la fin des dinosaures, il y a 65 millions d'années...

Informations complémentaires sur la disparition des dinosaures.

Source: Discoverynews.com

 

 

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