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Les dernières nouvelles sur les dinosaures

 

 

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 Paléontologie - Dinosaures   
02 Avril 2005: Des plumes aux pattes
Un nouveau dinosaure à plumes vient d'être décrit et baptisé Pedopenna daohugouensis. Il appartient aux Eumaniraptora, un groupe de Cœlurosaures.

Les seuls ossements découverts correspondent à une patte arrière, extrêmement bien conservée. On peut nettement y remarquer des plumes (ou des proto-plumes). Il s'agirait donc d'un dinosaure qui pouvait se servir des ses pattes arrière comme d'une deuxième paire d'ailes.
Jusqu'à présent, il n'y avait qu'un seul dinosaure décrit avec 4 ailes, il s'agit de Microraptor gui, décrit en 2003. Pedopenna daohugouensis apporte donc un nouvel argument à une toute nouvelle théorie expliquant l'apparition du vol chez les dinosaures ancêtres des oiseaux, d'autant qu'il est plus âgé que le Microraptor, puisque le gisement où il a été découvert est daté du Jurassique supérieur, ce qui lui fait peut-être 145 millions d'années selon le paléontologue Xing Xu.

Pedopenna daohugouensis
Photo du Pedopenna daohugouensis et détail de ses plumes attachées aux pattes arrière (cliquer pour aggrandir).



Source: DINOSAUR.NET.CN

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
31 Mars 2005: Dinosaure-oiseau ou Oiseau-dinosaure?
Un nouveau squelette chinois vient d'être décrit récemment. Baptisé Jinfengopteryx elegans, sa conservation est exceptionnelle et permet de voir des plumes recouvrant tout le corps de l'animal.

Le Jinfengopteryx a été découvert dans un gisement de la province de Hebei, près de la région du Yixian en Chine, un site unique au monde ayant déjà livré tant de dinosaures à plumes et d'oiseaux primitifs.
Les paléontologues qui ont décrit le Jinfengopteryx l'ont considéré comme un oiseau primitif, mais l'analyse de ses caractères semble plutôt le rapprocher des dinosaures, et notamment du groupe des Troödontidés. Compte-tenu de la datation approximative de son gisement (fin Jurassique ou début Crétacé), Jinfengopteryx pourrait ainsi être un Troödontidé primitif, en tout cas le seul de ce groupe conservé avec des plumes.

Le Jinfengopteryx Schéma d'interprétation de la photo du Jinfengopteryx

Des structures ovales sont observables dans l'abdomen: il pourrait s'agir d'œufs ou de la nourriture avalée par ce dinosaure avant sa mort (graines, noisettes?), ce qui constituerait là encore une première chez les Troödontidés.

Source: DINOSAUR.NET.CN

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
30 Mars 2005: Les premiers dinosaures du Kenya
Pour la première fois, une expédition paléontologique a découvert des dinosaures au Kenya. Les fossiles ont été mis à jour au nord-ouest du Kenya, près du lac Turkana.
La quantité d'ossements est impressionnante: on parle de plus de 200 dinosaures! Parmi ces dinosaures, plusieurs semblent correspondre à de nouvelles espèces. Théropodes proches du T.rex, Sauropodes (Apatosaures?), Hadrosaure (probablement proche du Camptosaurus ou de l'Ouranosaurus)... le gisement, daté du Crétacé (~90 à 80 millions d'années), semble prometteur. L'étude scientifique a commencé, mais elle devrait durer de nombreuses années avant de livrer les secrets de tous ces fossiles.

Source: AFP

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
29 Mars 2005: Des tissus de T.rex préservés?
Intérieur de l'os de T.rex Des chercheurs américains ont annoncé dans la revue Science avoir découvert des traces de tissu non fossilisés dans un os de T. rex âgé de 70 millions d'années.

C'est lors du dégagement du squelette que le fémur de ce dinosaure a été brisé, révélant d'étranges structures à l'intérieur de l'os. Selon la paléontologue Mary Higby Schweitzer, ces tissus seraient comparables aux vaisseaux sanguins que l'on trouve dans les os d'autruches actuelles. De plus, on pourrait y trouver ce qui ressemble à des cellules sanguines.
Il est très rare de retrouver des tissus intacts pour des animaux fossiles. En effet, les êtres vivants ne peuvent se conserver très longtemps que s'ils se fossilisent. Or au cours du processus de fossilisation, la matière vivante est remplacée par de la matière minérale, plus résistante. Les fossiles obtenus sont donc des roches, ressemblant exactement à l'animal disparu. Mais toutes les molécules du vivant (glucides, lipides, protéines, ADN,...) sont alors irrémédiablement perdues.

Dans le cas de ce Tyrannosaure de 18 ans, les tissus ont pu se conserver intacts au coeur de l'os qui s'est fossilisé. D'ailleurs, les photos montrent effectivement des structures fibreuses qui semblent intacts. Pourrait-on y trouver des protéines conservées, ainsi que des cellules intactes, contenant de l'ADN? Est-on encore loin de Jurassic Park? Ces questions expliquent à elles seules l'engouement suscité par la "découverte" annoncée. Le problème, c'est que les tissus n'ont pas encore été analysés, donc il n'y a pour l'instant aucune preuve d'avoir retrouvé des tissus vivants. On peut d'ailleurs se rappeler l'histoire du fameux Willo, un dinosaure du genre Thescelosaurus, chez lequel on avait cru retrouver un cœur fossilisé. Malheureusement, quelques années plus tard, les analyses ont fini par conclure que ce qui avait été pris pour un organe fossilisé n'était en fait qu'un fragment de nodule, donc une roche n'ayant aucun rapport avec le fossile...
Il est donc recommandé la plus grande prudence dans ces annonces médiatiques qui ont souvent pour but de financer les recherches de quelques labos peu scrupuleux. Il est vrai que le côté superstar des dinosaures encourage ces pratiques et ce ne sont pas les fous de dinos qui vont s'en plaindre...

Référence de l'article: Tyrannosaurus rex Soft Tissue Raises Tantalizing Prospects, Science, 2005 307: 1852.

Source: Science, vol. 307

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
04 Oct. 2004: Semaine spécial dinos sur Planète
A partir d'aujourd'hui, sur la chaîne Planète, semaine spécial "DES DINOSAURES ET DES HOMMES"...

Parmi les documentaires proposés: Les bébés dinosaures (mercredi). Une rediffusion de l'Odyssée de l'espèce, d'Yves Coppens est également prévue. Sur son site internet, la chaîne donne quelques infos supplémentaires et des liens que vous connaissez sûrement si vous êtes un habitué de Dinonews! Un jeu concours est même proposé.



Cliquez ici pour en savoir plus sur le site de la chaîne Planète.

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
06 Juil. 2004: Les Spinosaures avaient une dent contre les Ptérosaures
Dent coincée dans vertèbre de Ptérosaure Dans un article paru il y a quelques jours dans la revue Nature, le paléontologue Eric Buffetaut décrit un os de Ptérosaure dans lequel s'est encastrée une dent...

Le fossile est daté d'environ 100 millions d'années et a été retrouvé au Brésil. La dent plantée dans la vertèbre du Ptérosaure appartenait logiquement à un prédateur; il ne restait plus qu'à retrouver lequel. Le travail d'Eric Buffetaut a donc consisté à comparer cette dent conique avec tous les fossiles de carnivores brésiliens de cette période, notamment les crocodiles et les dinosaures. Finalement, c'est un candidat surprenant qui a été retenu, puisqu'il s'agit d'un Spinosaure brésilien: Irritator challengeri.

Habituellement, on attribue aux Spinosaures un régime piscivore: leurs nombreuses mais petites dents leur servant d'hameçons certainement très efficaces pour la capture des poissons. Seulement, pour nourrir un Spinosaure de 15 mètres de long, il aurait fallu d'énormes quantités de poissons, alors que leurs milieux de vie étaient probablement assez chauds (la voile du Spinosaurus lui permettait de réguler efficacement sa température corporelle), donc vraisemblablement peu riches en rivières poissonneuses... Voilà qui résoudrait peut-être une partie de ce mystère.
Cependant, impossible de savoir si ce Spinosaure dont la dent s'est coincée dans l'os de sa proie était en train de chasser le Ptérosaure ou s'il s'est nourri d'une carcasse. On pourrait également imaginer le Spinosaure happer un Ptérosaure en train de décoller, ce qui explique qu'il y aurait laissé sa dent...

Il existait également un autre Spinosaure au Brésil à cette époque, il s'agit de Angaturama limai (mais certains le considèrent comme la forme juvénile d'Irritator challengeri).
Ce fossile (3 vertèbres cervicales, appartenant à un animal d'environ 3,3 mètres d'envergure) extrêmement rare nous permet donc de rajouter un plat au menu d'Irritator challengeri et donc de probablement tous les Spinosaures.

Référence de l'article: E.BUFFETAUT, D.MARTILL & F.ESCUILLIÉ, 2004; Pterosaurs as part of a spinosaur diet; Nature 430: 33 (01 July 2004).
Illustration: Alain Bénéteau; photo: Eric Buffetaut.

Pour en savoir plus: La revue Pour La Science publie comme par hasard dans le numéro de ce mois-ci un article très complet... d'Eric Buffetaut: Les Ptérosaures, conquérants des airs!

Source: Nature, 01/07/2004

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
25 Mai 2004: Découverte de pistes de dinosaures jurassiques
Depuis quelques jours, l'excitation gagne un petit village du Jura. Le motif: la découverte d'un grand nombre d'empreintes de dinosaures sur le bord d'une route!

Les scientifiques viennent d'arriver sur le site (situé au nord de Nantua, à proximité de la frontière helvétique), qui s'annonce prometteur: en effet, le dégagement des empreintes n'est pas fini et plus la terre qui les recouvrait est dégagée, plus on retrouve des empreintes... Jusqu'à présent, il a été possible de reconnaître quelques pistes de Sauropodes. Il semblerait qu'il y ait également des empreintes de Théropodes, à confirmer.

De nouvelles informations seront disponibles ici dès que possible...


Photos: Cécile Franco-Rogelio

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
07 Mars 2004: Exceptionnels dinosaures européens
Comme ce qui a été annoncé il y a quelques jours sur le forum de DinoNews, des ossements de 2 importants dinosaures ont été découverts: le premier Allosaure français et un Titanosaure espagnol de probablement 35 mètres de long, rivalisant avec les plus grands Sauropodes (Paralititan, Argentinosaurus)...

Commençons avec l'annonce de l'Allosaure français, premier spécimen d'un dinosaure super-star, le plus gros prédateur terrestre du Jurassique. Le fossile, une mâchoire inférieure et supérieure (dentaire et maxillaire), a été récolté par M et Mme Anicolas, membres de l'association Geo Paléo Archéo, d'Houlgate (Calvados) un matin d'octobre 2002.
Grâce au coup d'œil expert des 2 responsables de l'association, Thierry Rebours et Françoise Hébert, le fossile a été reconnu et identifié tout d'abord comme dinosaure carnivore. Il faut attendre seize mois et l'avis de Philippe Taquet, paléontologue et ancien directeur du Muséum national d'histoire naturelle de Paris (de 1985 à 1990) pour que le verdict tombe: la mâchoire retrouvée est celle d'un Allosaure.

Si ce dinosaure a vécu principalement dans ce qui correspond aujourd'hui à l'Amérique du nord, il n'est cependant pas étonnant de le retrouver en Europe, puisque à cette époque, ces deux continents étaient reliés par de larges bandes de terre: l'océan Atlantique commençait juste à s'ouvrir. Mais les sédiments dans lesquels a été exhumée la mâchoire de l'Allosaure français correspondent à un site marin... Le Compsognathus est un cas similaire, puisqu'il s'est fossilisé en pleine mer. Cela ne veut pas dire pour autant que les dinosaures étaient des animaux marins. En effet, plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce phénomène:
- le dinosaure est mort sur le continent, mais sa carcasse a été transportée vers la mer par les eaux d'un fleuve. Lorsque ce ne sont que quelques ossements qui sont transportés, les os montrent dans ce cas une usure particulière;
- le dinosaure était en train de traverser un bras de mer à la nage pour rejoindre une île;
- le dinosaure est mort dans une zone littorale, zone qu'il aurait pu parcourir à la recherche de nourriture (cadavres d'animaux marins,...).

Après en avoir fait un moulage pour le Muséum une fois nettoyée de sa gangue d'argile, cette mâchoire restera dans un salon de la région parisienne, chez ses inventeurs.

Pour un récit de cette découverte, ainsi que des informations complémentaires sur les dinosaures de Normandie: rendez-vous sur le site de l'association Géo Paléo Houlgate.

Voir aussi: DinoActualité du 21 février 2001, sur la technique de chasse de l'Allosaure.

Source: Ouest-France

 

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 Paléontologie générale   
03 Mars 2004: Chicxulub hors de cause?
La polémique autour du célèbre cratère de Chicxulub n'est décidément pas prête de finir. Dernier épisode en date: la publication d'un article par la micropaléontologue Gerta Keller. Selon elle, les extinctions massives d'espèces à la fin du Crétacé auraient eu lieu 300 000 ans après la chute de l'astéroïde géant au Yucatan.

En fait, il n'y a rien de bien nouveau puisque la scientifique a déjà communiqué ses résultats l'année dernière, obtenus à partir de carottes de sondage dans le cratère remontant à la campagne 2001-2002 (voir cette DinoActualité). L'échantillon étudié a été prélevé entre 894 mètres et 794 mètres de profondeur et comprend 3 parties (de bas en haut): des sédiments contenant des brèches de suévite (minéraux spécifiques d'un impact météoritique); une couche de 50 cm, formée de calcaire comportant des microfossiles calcifiés et des foraminifères marins; enfin, la "couche K-T".
Mais la méthode utilisée par Mme Keller pour déterminer la durée entre le dépôt des brèches de suévite et les extinctions est loin de faire l'unanimité, puisqu'il s'agit d'une datation relative, c'est-à-dire une méthode indirecte, basée sur la reconnaissance avec 2 autres sites sédimentaires du Mexique. Quoiqu'il en soit, les conclusions de la scientifique ne réfutent pas le fait qu'il y a bien eu un impact météoritique en même temps que la crise Crétacé-Tertiaire, mais ne militent pas en faveur du cratère de Chicxulub.

Alors, le cratère de Chicxulub est-il innocent? Y a-t-il eu plusieurs impacts météoritiques lors de la crise Crétacé-Tertiaire? Finalement, toutes les questions restent ouvertes et tout le monde est d'accord sur un point: les datations du cratère et des événements de l'extinction qui a vu la fin des dinosaures sont à poursuivre...

Supplément d'information sur la disparition des dinos (dossier)

Source: Le Monde, Futura-Sciences

 

 
 Paléontologie - Dinosaures   
01 Nov. 2003: Le bébé Tyrannosauridé retourne chez lui
Un jeune dinosaure de 3 mètres de long Le fossile très bien conservé d'un très jeune dinosaure de la famille des Tyrannosauridés retrouve la réserve indienne où il a été découvert, après avoir été préparé par une équipe dirigée par le célèbre paléontologue américain Jack Horner.

Le squelette est parfaitement conservé, il ne lui manque que ses pieds et un bout de sa queue. L'animal ne devait mesurer "que" 3 mètres de long. Il s'agit donc du plus petit fossile connu appartenant aux Tyrannosauridés.
Découvert en 1995, il devait peser près d'une tonne. Etant donné son âge (74 millions d'années), il pourrait être un Albertosaurus ou un Dasplétosaurus, mais impossible de le savoir précisément car les jeunes dinosaures de ces deux espèces se ressemblent beaucoup.

Photo: John McGill

Source: Great Falls Tribune

 

 
 Paléontologie générale   
29 Oct. 2003: Pollen mutant et extinction de masse
Du pollen de conifère trouvé dans des sédiments vieux de 250 millions d'années semblerait avoir des mutations similaires à celles observées près de Tchernobyl après l'explosion de la centrale nucléaire ukrainienne.
Il s'agit d'une étude réalisée par les paléontologues Sergey Afonin, Clinton Foster et Xiaofeng Wang d'après des sédiments trouvés en Russie et en Chine, contemporains de la crise Permo-Trias, la plus grande période d'extinction en masse que la Terre ait connu.
Selon ces scientifiques, ces mutations observées seraient dues à un fort épisode de bombardement de rayons Ultra-Violets sur la surface de la Terre. Habituellement, la couche d'ozone protège la surface de notre planète des rayons U.V., principalement en provenance du rayonnement du Soleil. La découverte de quantités de pollens mutés serait donc vraisemblablement due à une importante destruction de la couche d'ozone lors de la crise Permo-Trias. Cette desctruction est probablement le résultat d'un intense épisode volcanique, au cours duquel d'énormes quantités de poussières et de gaz ont été projetés dans l'atmosphère.

L'étude a d'abord porté sur les sédiments de deux gisements et a été confirmée par la suite: dans presque tous les gisements contemporains de la crise Permo-Trias, le pollen de conifère* montre des mutations typiques de périodes de stress, comme on peut l'observer chez les plantes actuelles. (*il y a 250 millions d'années, les plantes à fleurs n'existaient pas encore...)

Les auteurs de l'étude prévoient donc de retrouver des spores et des pollens mutants dans les sédiments associés à l'extinction qui a vu la fin des dinosaures, il y a 65 millions d'années...

Cliquez ici et vous en saurez plus sur la disparition des dinosaures

Source: Discoverynews.com

 

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