Bienvenue sur le site des dinosaures

DinoNews: Accueil > Quoi de neuf?

DinoNews: Messages des différents forums

 

Adresse du flux RSS: http://dinonews.net/forum/rss.php

Articles disponibles:

 

18 04 2018, 20:00:18 - J'ai une question sur le + petit dino

Clement2M a écrit : Y a t il un Dino plus petit que le scansoriopteryx (Il fait a peu près la taille d un moineau) ?

 

18 04 2018, 19:50:31 - J'ai une question

Clement2M a écrit : J'aimerais savoir quels sont tous les membres de la famille allosauridae.
Vous pouvez m'aider ?

 

18 03 2018, 13:33:39 - Re: [JEU] The Isle

Superpredator a écrit : Alors pour les humains, ils seront classés en deux clans:

- les "défenseurs" qui seront plutôt pacifiques et organisés en communautés (calquées sur les hordes herbivores).

- les "attaquants" qui seront normalement cannibales, un peu plus primitifs.

(je les ai appelé comme ça pour que ce soit clair pour tout le monde, je ne connais pas les noms officiels).
Je pense que concernant leur arrivée dans le jeu, ce dernier étant uniquement multi, il y aura des serveurs full-dino, full-humains et mixtes.

Pour le moment le jeu est sans gros intérêt, sinon celui de parcourir les maps qui sont immenses et plutôt belles. Mais c'est toujours sympa de se promener et de retrouver des congénères. Les communications se font le plus souvent via les cris que peuvent pousser votre dino. Par exemple, en serveur "Progression" (mode de jeu évolutif basé sur la survie pure) j'ai pu trouver via les cris un compère Velociraptor et approcher une carcasse pour manger devant un Allosaure qui, compréhensif, nous a laissé nous y repaître.

J'ai pris le jeu en accès anticipé sur Steam (20 euros).

Si ça en motive certains, je peux donner ici le lien de mon serveur Discord (gratuit bien sûr) et on peut s'y retrouver pour discuter en vocal, s'ajouter en amis sur Steam et se rejoindre sur les mêmes serveurs ;)

 

17 03 2018, 15:29:53 - Re: [JEU] The Isle

Webmaster a écrit : Salut,

Je ne connaissais pas et ça a l'air très prometteur.
Les graphismes des dinos sont très sympas et réalistes, tout comme leur comportement et le fait de pouvoir faire à peu près ce qu'on veut est intéressant.
Ceci dit, un jeu sans but particulier risque d'être vite très lassant. Il faut espérer qu'il y aura des missions à accomplir pour par exemple découvrir les secrets de l'île.

Pour le fait que les humains vont bientôt y arriver... on aime ou pas...

C'est dommage de ne pas avoir le temps pour l'instant de le tester, mais pourquoi pas pendant les vacances.
Tu as déjà le jeu? On peut t'y rejoindre? comment?

 

17 03 2018, 13:28:58 - [JEU] The Isle

Superpredator a écrit : Salut tout le monde !
(oui ça fait très longtemps :P )

Je viens de découvrir le jeu The Isle, qui nous permet d'incarner un dinosaure herbivore ou carnivore et de le faire évoluer en des spécimens de plus en plus gros.

Par exemple, si vous choisissez de débuter une partie en carnivore, vous incarnerez un Velociraptor avant de pouvoir dans le futur passer à quelque chose de plus gros comme de l'Herrerasaurus, du Carnotaurus, de l'Albertosaurus etc...

Ah oui, je précise que le Velociraptor que vous incarnez n'est pas un "Raptor" made in Jurassic Park, mais bien un Velociraptor Mongoliensis !

Car oui, les développeurs du jeu représentent nos chers dinos de façon très précise et en respectant leur morphologie ! J'ai presque envie de dire "Enfin...".

Je vous laisse ci-dessous le lien vers une vidéo "test" qui date un peu mais si vous cherchez, vous en trouverez bien d'autres ;)

https://www.youtube.com/watch?v=jRldCgtXqsQ



Voilà voilà, le jeu est encore en accès anticipé mais il y a beaucoup de joueurs !
L'intérêt du jeu à plusieurs consiste évidemment à garantir vos chances de survie et ce, que vous soyez carnivore ou herbivore. Même si vous jouez Utahraptor, le moindre T-Rex affamé qui vous repère tentera de vous dévorer !

Du coup si vous vous lancez, ce serait sympa de se retrouver sur un serveur vocal et de se balader en groupe.

A vous de voir chers amis ;)

 

11 03 2018, 21:12:17 - Re: Recherche d'une interview pour mes études

A. V. a écrit : Merci de m'avoir donné ces coordonnées. Il m'as répondu.

 

08 03 2018, 18:53:52 - Re: Recherche d'une interview pour mes études

A. V. a écrit : Merci pour cette recommandation.

 

08 03 2018, 17:47:59 - Re: Recherche d'une interview pour mes études

Webmaster a écrit : Je ne suis pas paléontologue professionnel, je suis prof de SVT en lycée.

Je t'envoie en message privé les coordonnées de quelques paléontologues qui seront peut-être disponibles pour ton interview.

 

08 03 2018, 17:40:14 - Re: [2018] Brèves de l'actualité des dinosaures

Webmaster a écrit : Publication de la découverte d'un fossile quasi complet et en excellent état de conservation, d'un oisillon qui venait d'éclore.
Cette découverte a été réalisée en Espagne, dans le célèbre gisement Las Hoyas, qui date du Crétacé inférieur.

Le spécimen MPCM-LH-2618 est l'un des plus petits fossiles de dinosaures découvert à ce jour (3-4 cm de long, pour 10g environ). Il appartient aux Enantiornithes, le groupe d'oiseaux le plus diversifié au Mésozoïque, qui possédaient des dents ainsi que des griffes aux ailes, et qui disparaitront avec la crise KT.

L'étude du squelette permet donc d'apporter de précieuses informations sur l'évolution du développement du squelette des oiseaux au Crétacé. Par exemple, le sternum était encore cartilagineux alors que le reste du squelette était déjà bien ossifié. L'analyse histologique des os au microscope et au synchrotron montre que l'oisillon était dans une phase de croissance rapide, comme on peut le voir aujourd'hui à l'éclosion des poussins.
Certains tissus sont fossilisés, comme le cerveau (braincase).

Les plumes n'ont pas été découvertes, c'est soit dû aux conditions de fossilisation qui ne les ont pas conservées, soit au fait que le poussin était tout nu à l'éclosion.


Reconstitution par Raúl Martín (la présence des plumes juvéniles et la couleur sont hypothétiques)

Au moins une dizaine de vertèbres caudales sont présentes dans la queue avant le pygostyle, ce qui peut être considéré comme un caractère juvénile (il y en a tout au plus 8 chez les adultes Enantiornithes).

L'oisillon n'était donc pas capable de voler ni sans doute de se débrouiller seul dès la sortie de l'oeuf, ce qui correspondrait à une espèce dite nidicole, qui nécessite des soins de la part des parents avant leur sevrage. Ce n'est pas le cas chez les autres Enantiornithes découverts, ce qui témoignerait d'une diversité des stratégies au sein de ce groupe.


Un autre oisillon tout juste sorti de l'oeuf: Citipati, par Alain Bénéteau (Sur Les Traces des dinosaures à Plumes)

Référence: Fabien Knoll et al. "A diminutive perinate European Enantiornithes reveals an asynchronous ossification pattern in early birds". Nature Communications (2018) 9:937. Published online: 05 March 2018. Article en accès libre (licence CC BY)

Un très ancien oisillon de la taille d’un cafard


Archaeopteryx mère poule, par Alain Bénéteau (Sur Les Traces des dinosaures à Plumes)

 

08 03 2018, 17:06:04 - Re: Recherche d'une interview pour mes études

A. V. a écrit : Bonjour et merci d'avoir répondu,

Je suis en fac à Dijon.
L'interview peut évidemment se faire à distance (par mail par exemple) et je ne cherche pas de spécialité particulière, du moment que vous travaillez dans la paléontologie.

Voudriez-vous donc répondre à mes questions ?

Merci

 

08 03 2018, 11:09:34 - Re: Recherche d'une interview pour mes études

Webmaster a écrit : Bonjour,

tu es dans quelle fac? l'interview peut se faire à distance?
Le métier est vaste, quelle spécialité de paléontologue vises-tu?

 

05 03 2018, 21:26:20 - Recherche d'une interview pour mes études

A. V. a écrit : Bonjour,Recherche d'une interview pour mes études

Je suis étudiant en L1 Sciences de la Vie, de la Terre et de l'Environnement et dans le cadre du Projet Professionnel Etudiant je dois effectuer l'interview d'un·e professionnel·le.
Voulant m'orienter dans la paléontologie, c'est tout naturellemnent que je cherche à interviewer un·e paléontologue professionnel·le.

Mes questions concerneront votre parcours (étudiant et professionnel) et aussi votre travail actuellement.

Le résultat de cette interview sera à la fois un dossier papier et une présentation orale.

Merci de m'avoir lu et en espérant des réponses au plus tôt,

A. V.

 

26 02 2018, 18:44:34 - Re: Sexe, parade et copulation chez les dinosaures

Webmaster a écrit : Une découverte récente combine à la fois plumage irisé et longues plumes caudales, chez un oiseau primitif.

Il s'agit d'un Enantiornithes de la récente famille des Bohaiornithidés dont un squelette complet a été retrouvé (CUGB P1202) dans la Formation Jiufotang du Liaoning en Chine (Crétacé inf., environ 120 Ma), donc contemporain de Microraptor et Confuciusornis:



Cet oiseau de Jehol présente une paire de longues plumes caudales (rectrices) et des traces de mélanosomes témoignant d'un plumage iridescent (de couleur cependant indéterminée). Comme on a déjà pu le voir auparavant, ces 2 ornements sont des caractères souvent liés à la reproduction, ce qui montre qu'il doit avoir atteint sa maturité sexuelle.
Cependant, sa croissance osseuse n'est pas achevée.
Ainsi, comme certains enantiornithines et oiseaux primitifs (Jeholornis, Confuciusornis...), ce spécimen devait être comme les actuels crocodiles qui sont sexuellement matures avant d'avoir fini leur croissance.


Reconstitution par Joschua Knüppe (couleurs hypothétiques).

On pourrait s'interroger sur le désavantage de posséder de longues plumes caudales: coût métabolique (dépense d'énergie à fabriquer de si longues plumes) et désavantage pour le vol (perte de manœuvrabilité). Ceci dit, l'environnement de Jehol est constitué par une végétation luxuriante et de nombreux troncs, ce qui ne devait pas être si désavantageux que ça pour la maîtrise du vol.

Dans le cas du choix du partenaire pour la reproduction, posséder un tel plumage, avec des couleurs vives et en bon état est un signe de bonne santé et donc un avantage certain pour son porteur.

Le fait de trouver autant d'espèce avec ces plumes d'ornement est certainement le fruit de la sélection sexuelle: c'est un caractère héréditaire qui fait partie des stratégies de reproduction, il a été sélectionné au cours de l'évolution. Sa présence est plus avantageuse pour ceux qui le portent que les inconvénients qu'il engendre.
Le raisonnement est le même pour le plumage iridescent, ceci dit il peut également servir à d'autres fonctions.


Illustration de la diversité des plumes d'ornement chez des oiseaux pygostyliens de Jehol. A: Sapeornis; B: Dapingfangornis (morphologiquement similaire à Confuciusornis); C: Hongshanornis; D: Schizooura; E: Eopengornis. Les dessins ne sont pas à la même échelle. Référence (accès libre)

Référence: Jennifer A. Peteya et al. (2017). "The plumage and colouration of an enantiornithine bird from the early cretaceous of china". Palaeontology, Vol. 60, Part 1, 2017, pp. 55-71. Article.


----------
Edité le 01/03/2018 à 13:46 par Webmaster

 

25 02 2018, 12:33:26 - Re: [2017] Brèves de l'actualité des dinosaures

Webmaster a écrit : Nouveau dinosaure de 2017: Afromimus tenerensis.

Décrit par Sereno, il a été découvert au Niger, dans le désert du Ténéré (Gadoufaoua), daté du Crétacé inférieur (Formation El Rhaz de l'Aptien-Albien). C'est un adulte qui devait mesurer dans les 3 mètres de long, mais l'holotype est très incomplet.
La position phylogénétique est incertaine. Sereno le range dans les Ornithomimosauria basaux, d'autres le situent parmi les Abelisauroïdes.

Référence: Paul C. Sereno. Early Cretaceous ornithomimosaurs (Dinosauria: Coelurosauria) from Africa. Ameghiniana 54: 576-616. Lien

 

24 02 2018, 17:52:59 - Re: [2017] Brèves de l'actualité des dinosaures

Webmaster a écrit : Nouveau dinosaure décrit en 2017: Aepyornithomimus tugrikinensis.

C'est un Ornithomimidé de Mongolie (formation de Djadokhta; localité Tögrögiin Shiree) ayant vécu au Campanien entre 83 et 89 millions d'années. Seule un squelette partiel a été découvert.

On connaissait d'autres ornithomimosaures en Mongolie:
- Harpymimus (Formation Khukhteeg, Aptien-Albien il y a 125 Ma)
- Garudimimus (Formation Bayanshiree il y a environ 99 Ma)
- Anserimimus, Deinocheirus et Gallimimus (Formation Nemegt entre 70 et 66 Ma).

Aepyornithomimus comble donc une lacune. Ses caractéristiques sont d'ailleurs intermédiaires entre les ornithomimosaures basaux et les plus évolués.

Il vivait dans un environnement aride similaire à l'actuel désert de Gobi.



Référence: Chinzorig Tsogtbaatar et al. (2017). "First Ornithomimid (Theropoda, Ornithomimosauria) from the Upper Cretaceous Djadokhta Formation of Tögrögiin Shiree, Mongolia". Scientific Reports. 7: Article number 5835 - Article en accès libre (licence CC BY)

 

24 02 2018, 13:54:14 - Re: Sexe, parade et copulation chez les dinosaures

Webmaster a écrit : Une autre illustration du dimorphisme sexuel, grâce à Roméo et Juliette, un couple de dinosaures adultes oviraptoridés décrit en 2001 sous le nom de Khaan mckennai.



Les 2 squelettes ont été découverts, côte à côte, fossilisés en même temps probablement lors d'une avalanche d'une dune de sable alors qu'ils se promenaient ensemble (reconstitution)...
C'est en 2015 que le dimorphisme sexuel a été attesté, par la différence de forme d'épines vertébrales (chevrons) de la queue. La taille et le reste du squelette sont très similaires.



La différence de forme ne serait pas due à une pathologie. Ainsi, la forme plus fine (spécimen 100/1127) correspondrait à la femelle puisqu'elle laisserait plus de place pour les oeufs, alors que la forme avec la quille supplémentaire correspondrait au mâle (spécimen 100/1002) puisqu'elle permettrait l'insertion de muscles plus puissants pour la mobilité de la queue et des plumes (parade).

La queue de Khaan présente une longueur réduite par exemple par rapport à Anchiornis ou Archaeopteryx, mais pas de pygostyle. La reconstitution des muscles de la queue (étude de 2013) montre des muscles puissants, qui devaient en effet permettre de contrôler finement les plumes à l'extrémité de la queue permettant à Khaan de faire la cour, comme certains oiseaux actuels. Ce caractère est présent chez la plupart des oviraptorosaures, avec (Citipati osmolskae, Conchoraptor gracilis, Nomingia gobiensis) ou sans pygostyle (Caudipteryx zoui, Khaan mckennai, Ajancingenia (Heyuannia) yanshini).

La présence d'un pygostyle (fusion des dernières vertèbres de la queue) est en général associée à la présence de plumes en éventail permettant la parade comme les paons, mais même chez Caudipteryx qui ne possède pas de pygostyle, des plumes en éventail au bout de la queue ont été découvertes.


Vue d'artiste (Sydney Mohr) d'un couple de Ajancingenia (Heyuannia) yanshini dont le mâle parade en agitant ses plumes caudales.

Références:
- 2001 (1ère description de Khaan): Clark, J.M. et al. "Two new oviraptorids (Theropoda: Oviraptorosauria), Upper Cretaceous Djadokhta Formation, Ukhaa Tolgod, Mongolia". Journal of Vertebrate Paleontology. 21 (2): 209 (lien)

- 2013 (reconstitution des muscles de la queue des oviraptorosaures): Persons IV, W.S. et al. "Oviraptorosaur tail forms and functions". Acta Palaeontologica Polonica 59 (3), 2014: 553-567 (PDF)

- 2015 (dimorphisme sexuel chez Khaan): Persons IV, W.S. et al. "A possible instance of sexual dimorphism in the tails of two oviraptorosaur dinosaurs". Scientific Reports 5, Article number: 9472. Article en accès libre (licence CC BY)


----------
Edité le 24/02/2018 à 14:02 par Webmaster

 

23 02 2018, 11:52:02 - Re: [2017] Brèves de l'actualité des dinosaures

Webmaster a écrit : Nouveau dinosaure français en 2017: Matheronodon provincialis.

Dinosaure Rhabdodontidé datant du Campanien supérieur (Crétacé il y a entre 74 et 72 millions d'années), mis au jour à Velaux-La Bastide Neuve dans les Bouches-du-Rhône depuis 2002. Matheronodon provincialis avait un bec et un nombre réduit de dents à la morphologie unique, qui opéraient à la manière de ciseaux lorsque les mâchoires se fermaient et les dents se croisaient, lui permettant de couper les plantes avant ingestion.
Dans plusieurs localités en Europe où les Rhabdodontidés ont été trouvés, la végétation inclut des plantes à grandes feuilles très fibreuses, dont les tous premiers palmiers. Matheronodon, ainsi que les autres rhabdodontidés, se nourrissaient probablement de telles plantes et ils étaient sans doute des consommateurs spécialisés de ces feuilles coriaces.



Le nom de genre est en l'honneur de Philippe Matheron, qui fut en 1869 le premier à décrire des restes de dinosaures de cette famille en Provence, le Rhabdodon priscus. Les 2 autres membres de cette famille sont Mochlodon et Zalmoxes.

Ces dernières années, les efforts sur le terrain de Xavier Valentin, Géraldine Garcia (CNRS /Université de Poitiers), Pascal Godefroit (IRSNB, Belgique), Bernard Gomez (CNRS/ ENS Lyon/Université Claude Bernard) et de l'association de recherche Palaios, en appui avec la commune de Velaux et le conseil départemental des Bouches du Rhône avaient déjà permis la découverte de très nombreux fossiles dans cette localité des Bouches-du-Rhône: le sauropode Atsinganosaurus velauciensis, des crânes du crocodile Allodaposuchus precedens, des restes de tortues, des dents de dinosaures carnivores, des ossements de dinosaures cuirassés et de reptiles volants.

Référence: Pascal Godefroit et al., Extreme tooth enlargement in a new Late Cretaceous rhabdodontid dinosaur from Southern France, Scientific Reports, volume 7, Article number: 13098 (26 oct. 2017). Article en accès libre (licence CC BY).

Communiqué de presse du CNRS

Voir aussi: Nouveaux restes du titanosaure Atsinganosaurus à Velaux (Bouches-du-Rhône)

 

22 02 2018, 12:07:47 - Re: [2017] Brèves de l'actualité des dinosaures

Webmaster a écrit : Nouveau Troodontidé décrit en 2017: Almas ukhaa.

Le nom de genre fait référence à Almas, le bigfoot de Mongolie...

Dinosaure du Crétacé sup (Campanien, il y a environ 75 millions d'années). Crâne bien conservé ainsi qu'une bonne partie de son squelette (holotype: IGM 100/1323). Il présente de nombreux caractères dérivés qui le rapprochent des troodontidés du Crétacé sup et non des autres troodontidés chinois du Crétacé inférieur.
Des oeufs sont associés à l'holotype et pourraient lui appartenir; ils ont la forme allongée et l'ultrastructure typique des troodontidés (Prismatoolithidae).

Almas aurait pu côtoyer Citipati ou Byronosaurus dans le désert de Gobi.



Référence: Rui Pei et al. 2017. Osteology of A New Late Cretaceous Troodontid Specimen from Ukhaa Tolgod, Ömnögovi Aimag, Mongolia. American Museum Novitates. 3889; 1-47. Article en accès libre

 

21 02 2018, 14:50:34 - Re: Sexe, parade et copulation chez les dinosaures

Webmaster a écrit : Le rôle des plumes dans la reproduction des dinosaures:

Les plumes sont apparues chez des dinosaures qui n'étaient pas capables de voler, elles devaient être associées à d'autres fonctions et ont par la suite permis le vol (surtout les plumes asymétriques). Parmi ces autres fonctions, on peut citer l'isolation thermique (si on met de côté les "protoplumes" des ornithischiens, les premières plumes des théropodes avaient l'apparence de duvet) et par leur couleur, elles pouvaient également participer au camouflage (comme Sinosauropteryx) ou à la communication.

Ainsi, on a mis en évidence chez certains théropodes fossiles des plumes irisées: plumage noir iridescent chez Microraptor et irisation en arc-en-ciel du plumage chez Caihong juji:


Reconstitution du plumage noir iridescent chez Microraptor, similaire à celui du Quiscale Bronzé actuel en bas à droite (Référence).

Les mâles du colibri d'Anna possèdent une iridescence similaire à celle de Caihong juji, voilà ce que ça donne en vidéo:
L'incroyable plumage irisé du colibri d'Anna.

Explication du phénomène de l'iridescence

On peut donc penser que ces plumages étaient liés à la reproduction (parades ou attirance mâles/femelles). Cependant, la détermination de la couleur des fossiles est encore assez rare et aucun cas de dimorphisme sexuel pour la couleur du plumage n'a été signalé.

Cependant, chez Confuciusornis, les mâles portaient deux longues plumes sur la queue alors que les femelles en étaient dépourvues, c'est bien un cas de dimorphisme sexuel (Référence).


Vue d'artiste (Alain Bénéteau) du dimorphisme sexuel chez Confuciusornis (mâle à gauche, femelle à droite; les couleurs sont hypothétiques) - extrait de Sur Les Traces des Dinosaures à Plumes

Chez les oiseaux actuels, on en trouve des cas similaires: certains oiseaux dont le mâle de la veuve royale exhibent leur très longue queue lors de vols de parade. Ces plumes ne poussent que pour la saison des amours, elles tombent ensuite et sont remplacées par des plumes neuves plus courtes, semblables à celles des femelles.

Bonus: une parade nuptiale au temps des dinosaures, imaginée par Vran

La suite dans un prochain message...


----------
Edité le 26/02/2018 à 17:32 par Webmaster

 

15 02 2018, 11:55:29 - Re: Sexe, parade et copulation chez les dinosaures

Webmaster a écrit : Les dinosaures se faisaient-ils la cour? Quelles preuves en avons-nous?

Les comportements liés à la reproduction sont courants dans le monde animal actuel, y compris chez les reptiles et les oiseaux. Ils permettent le rapprochement des mâles et des femelles et souvent le choix des partenaires. Qu'en était-il chez les dinos?

Si on regarde les dinosaures actuels, les oiseaux peuvent faire la cour (parades), chanter, préparer le terrain (construction de nid, défense d'un territoire). Leur plumage peut changer au moment de la saison de la reproduction.

Les comportements fossiles sont difficiles à démontrer, ceci dit, un certain nombre de découvertes permettrait d'en attester:
- Traces fossiles de possibles nids creusés par les mâles pour impressionner les femelles durant les parades nuptiales chez les théropodes (Article en français, PDF)

- les Pachycéphalosaures devaient certainement se combattre, même s'ils ne le faisaient pas en se fonçant dedans la tête la première (Référence, en anglais)

Certains caractères ressemblent à des ornements et pouvaient certainement servir soit exclusivement lors des comportement de reproduction, soit être utiles à ce moment-là:
- crête crânienne des Hadrosaures
- collerette des cératopsiens
- crête transversale du Cryolophosaurus
On ne sait pas avec certitude le rôle de ces particularités anatomiques, mais on peut faire l'hypothèse d'une participation à la communication sexuelle, par exemple pour attirer le sexe opposé ou intimider les adversaires, et éventuellement en participant à la production de sons.

Certains caractères plus offensifs auraient également pu être utilisés lors de combats entre mâles lors de la saison des amours (en tout cas la présence de traces de combats y est avérée):
- crâne des Pachycéphalosaures
- griffes des Sauropodes et des Iguanodons
- massue caudale des Ankylosaures
- épines des Stégosaures ou de certains Ankylosaures
- cornes des Cératopsiens
- griffe raptoriale...

Sans compter tous les organes mous qui ne se sont pas fossilisés. On peut très bien imaginer des sacs qui se gonflent d'air au niveau du cou ou du crâne et qui pourraient servir à l'intimidation ou la parade. Il ne serait pas surprenant par exemple de découvrir des sacs nasaux chez Muttaburrasaurus.

Le plumage a aussi pu jouer un rôle, j'en reparlerai dans un prochain message.


 

Retour au sommaire de Quoi de neuf?

 

 

 

 

Retour en haut de la page

 

Revenir à l'accueil de Dinonews Retour accueil
Invité(e)
Se connecter
Retour au sommaire de l'annuaire Sommaire
Plan du site Plan du site