Parasaurolophus

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Fiche descriptive

¤ Etymologie du nom: "Lézard à crête parallèle"

¤ Position dans la classification: Hadrosauridae -> Lambeosaurinae - Parasaurolophini

¤ Eres géologiques: Crétacé supérieur, du Campanien au Maastrichtien (76.5-73.5 MA)

¤ Taille estimée: 10 m de long.

¤ Poids estimé: 2,5 tonnes

¤ Régime alimentaire: Herbivore

¤ Répartition géographique: USA et Canada (Nouveau-Mexique, Utah, Alberta)

¤ Découvert en: 1922

Les différentes espèces

  • P.walkeri (Parks, 1922)
  • P.tubicen (Wiman, 1931)
  • P.cyrtocristatus (Ostrom, 1961)

Caractères propres à ce dinosaure

Parasaurolophus est un Hadrosauridae (dinosaure à bec de canard) Lambeosaurinae, reconnaissable à sa crête très développée (jusqu’à 1m80 de long) qu’il porte au-dessus et en arrière de sa tête. Une crête similaire est observée chez son proche parent chinois Charonosaurus. Chacune des trois espèces présentant une courbure différente de cette crête. Cette crête était creuse et parcourue de lamelles osseuses délimitant des tubes, ce qui permettait vraisemblablement à l’animal d’émettre des sons. La crête de P.cyrtocristatus est plus courte et plus courbée. Il pourrait s’agir d’un jeune P.tubicen. La face supérieure de la colonne vertébrale présente un creux juste en dessous de la place qu’occupe la crête. On peut alors envisager que ce creux permettait d’accueillir la crête lorsque l’animal devait la tête. Le museau est plus court que chez les autres Lambeosaurinae. Le squelette est solidement construit, plus particulièrement au niveau des épaules, des cuisses et des pattes avant. Cela suggère que l’animal était quadrupède, au moins lorsqu’il marchait. La queue était très aplatie, comme chez beaucoup d'hadrosaures.

Reconstitution de la vie de ce dinosaure

Parasaurolophus était un herbivore et vivait sur la terre ferme. De nombreux autres dinosaures ont été retrouvés dans les mêmes sédiments que lui: les cératopsiens Chasmosaurus, Styrachosaurus et Centrosaurus, le Tyrannosauridae Gorgosaurus, les ankylosaures Edmontonia et Euoplocephalus, ainsi que d’autres Lambeosaurinae tels que Lambeosaurus et Corythosaurus. On suppose l’environnement forestier constitué de fougères arborescentes et d’angiospermes.

Parasaurolophus possédait comme beaucoup d’Ornithopodes des batteries dentaires lui permettant de broyer efficacement les végétaux ainsi que des joues capables de retenir la nourriture dans la bouche. Le bec permettait vraisemblablement de couper les tiges des plantes. Les muscles des mâchoires (Pterygoideus, Depressor mandibulae, et capiti mandubularis) étaient puissants et permettaient une mastication efficace. La taille des orbites et la forme de l'anneau sclérotique indiquent que l'animal disposait probablement d'une excellente vue. L'ouïe aurait été également particulièrement développée, comme le suggèrent les études portant sur son stapes.

Rôle de la crête

Il semblerait que la crête des Parasaurolophus ait servi de caisse de résonance. L’animal aurait ainsi émis de puissants sons à caractère social. Suivant ce modèle, les différentes espèces n’auraient pas émis les mêmes sons. La même hypothèse est formulée pour un autre Lambeosaurinae, Corythosaurus, qui disposait lui d’une crête semi-circulaire très différente de celle de Parasaurolophus. Il est également possible que la crête ait été vivement colorée et ait servi à la reconnaissance visuelle, voire qu'elle soit un caractère issu d'une sélection sexuelle. On suppose en effet que les Parasaurolophus aient vécu en hardes. Toutefois ce ne sont que des hypothèses car la fonction réelle de cet organe (s'il y en avait une) reste mystérieuse. Une hypothèse abandonnée voulait que la crête ait servi de tuba lorsque l'animal se nourrissait au fond de l'eau. Toutefois, n'étant pas percée (tout comme celle des autres Lambeosaurinae), la crête n'aurait pu jouer ce rôle. Un autre modèle fait de cette crête un réservoir d'air permettant à l'animal de s'immerger. Cependant la quantité d'air que l'animal pourrait stocker est nettement insuffisante pour lui permettre une longue apnée. Il a été proposé également que cette crête jouait un rôle de siphon pour empêcher les poumons d'être noyés, ou encore qu'elles contenaient des glandes à sel. Mais toutes ces hypothèses se basent sur la conception erronée d'un animal aquatique. En outre elles n'expliquent pas la grande diversité des crêtes chez les Lambeosaurinae. Peut-être la crête était-elle riche en cellules sensorielles afin d'améliorer l'odorat de l'animal. Il est également possible que la crête ait joué le rôle de déflecteur de feuillage, comme chez les casoars, en permettant à l'animal de bloquer sa tête en coinçant sa crête sur sa colonne vertébrale. Cette idée concorde avec la théorie selon laquelle l'animal vivait en milieu boisé.

Bibliographie

  • David Norman, La grande encyclopédie des dinosaures, Gallimard, 1985.
  • Douglas Dixon, The complete book of dinosaurs, 2011.
  • Douglas Palmer, The Marshall illustrated encyclopedia of dinosaurs and prehistoric animals, 1988.
  • Thomas R. Holtz, Luis V. Rey, Dinosaurs, The Most Complete, Up-To-Date Encyclopedia For Dinosaurs Lovers of All Ages, 2007.

Publications

  • William Arthur Parks, Parasaurolophus walkeri, a new genus and species of crested trachodont dinosaur, University of Toronto Studies, Geology Series, vol. 13, 1922, p. 1-32
  • Godefroit, Pascal; Shuqin Zan; and Liyong Jin (2000). "Charonosaurus jiayinensis n. g., n. sp., a lambeosaurine dinosaur from the Late Maastrichtian of northeastern China". Compte Rendus de l'Academie des Sciences, Paris, Sciences de la Terre et des planètes 330 (12): 875–882.
  • Evans, David C.; Reisz, Robert R.; and Dupuis, Kevin (2007). "A juvenile Parasaurolophus braincase from Dinosaur Provincial Park, Alberta, with comments on crest ontogeny in the genus". Journal of Vertebrate Paleontology 27 (3): 642–650.
  • Weishampel, David B.; and Jensen, James A. (1979). "Parasaurolophus (Reptilia: Hadrosauridae) from Utah". Journal of Paleontology 53 (6): 1422–1427
  • Evans, David C. (2006). "Nasal cavity homologies and cranial crest function in lambeosaurine dinosaurs". Paleobiology 32 (1): 109–125.

Liens complémentaires